La dataviz pour les nuls !

Qu’est-ce que la Dataviz ? Un nouveau buzz word? Une manière élégante de dire qu’une image vaut mille mots – dixit Confucius ?

Un peu de vocabulaire :

Dataviz est une contraction bien à-propos de l’anglicisme data-visualisation ou, en anglais, data-visualization. Et donc en français visualisation de données. La contraction est bien à-propos car oui, c’est un peu long à prononcer. Et c’est utile pour éviter les hésitations orthographiques 🙂

En France, le mot est apparu assez récemment selon Google Trends Dataviz France. En omettant le pic de 2007 qui reste assez étrange, la tendance de recherche du mot Dataviz sur Google en France semble s’être installée en 2013 (base : indice 100) :

Ca veut dire quoi au juste ?

Le cerveau analyse bien plus rapidement une image qu’un texte qu’il faut d’abord déchiffrer puis comprendre (on parle d’un coefficient de 60 à 70 000). Et donc engrange un maximum d’informations en peu de temps. Le processus est plus immédiat.

Il existe un exemple extrêmement parlant et qui résume bien la situation: le quartet d’Anscombe. Il s’agit de 4 séries de données qui ont les mêmes caractéristiques statistiques (moyenne, variance), qui lorsqu’on les lit de manière classique, n’évoquent aucune tendance immédiate.

Ca ne vous parle pas? Eh bien, si l’on datavisualise ces 4 séries, les tendances et les différences sautent aux yeux.

Il y a donc des éléments cachés dans nos données, que l’on ne voit apparaître que sous certains angles. La dataviz est donc la représentation graphique des données en vue de leur analyse.

Pourquoi c’est à la mode ?

Le pilotage par la donnée a le vent en poupe. En effet, le bon sens et l’intuition ont leurs limites, et des décisions prises au regard de la data sont plus pertinentes et moins source de tergiversation. Et la quantité d’information disponible en temps réel est bien plus importante aujourd’hui.

Donc une décision pilotée par la data, oui mais encore faut-il être en phase avec les indicateurs retenus et l’axe d’analyse adéquat. Les tableaux de bord construits collégialement et partagés sont donc un excellent moyen de parler de la même chose entre les différentes entités d’une entreprise.

La datavisualisation prend donc ici tout son sens pour mettre en orchestre les indicateurs primordiaux à suivre, les évolutions, les niveaux de performance. Les utilisateurs finaux ont besoin de s’approprier la donnée, de la ressentir. Avec un outil de dataviz, simple qui plus est, ils vont être capables de passer un maximum de temps sur les aspects analyse et réflexion.

Et en plus, ce qui ne gâche rien, c’est beau ! 🙂

A qui la Dataviz s’adresse-t-elle ?

La réponse est simple: à tous ceux qui côtoient de près ou de loin la donnée pour piloter leur activité. Le simple fait de construire un graphe sur Excel c’est déjà de la dataviz ! On analyse en construisant : le fait de croiser des mesures et des axes, le fait d’ajouter des catégories, le fait de filtrer fait que l’on découvre les corrélations, les évolutions dans le temps…

Un outil comme vizzboard permet par exemple de visualiser en temps réel les modifications apportées à son graphique via un aperçu. Ainsi les recoupements d’informations prennent immédiatement forme, et l’on passe plus de temps à explorer les données qu’à les mettre en forme.

Le plus important est d’avoir des données justes, mais ça c’est un autre chantier !